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		<title>Bistan Claque</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 17:24:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LHernandez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Bistanclaque]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[De l'autre côté du pont]]></category>
		<category><![CDATA[Reno Bistan]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a des claques qui se sont perdues en route ! Après avoir arpenté pendant près de dix années les pentes de la Croix-Rousse avec le groupe « Bistanclaque », Renaud Pierre, chanteur, s’est rebaptisé Reno Bistan après le départ de son comparse Eric Ksouri. La Croix-Rousse s’est cru un moment orpheline… Dans « La Valse des murs » [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/reno1-Site.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-790" title="Reno Bistan Scène" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/reno1-Site-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Il y a des claques qui se sont perdues en route ! Après avoir arpenté pendant près de dix années les pentes de la Croix-Rousse avec le groupe « Bistanclaque », Renaud Pierre, chanteur, s’est rebaptisé Reno Bistan après le départ de son comparse Eric Ksouri. La Croix-Rousse s’est cru un moment orpheline… Dans « La Valse des murs » Reno décrivait la disparition de la parole citoyenne sur la voie publique : « une ville vit souvent par ce que ses murs en disent… ses affiches, ses graffitis, c’est avec gourmandise que je les dévore en bas de chez moi comme à l’inconnu… Une odeur de mort plane sur ces murs nus ». Il évoquait aussi le temps d’une pas si lointaine campagne municipale où les salles lyonnaises vibraient avec « la scottish à Collomb », cette danse voisine de la polka qui mettait en scène Perben et le grand Gégé, gladiateurisés pour l’occasion, en revendiquant l’un l’andouillette, l’autre le saucisson. Bref, on s’est beaucoup égosillé et largement marré. <em>Longtemps nous nous sommes couchés tard</em> : le second album du duo chroniquait avec finesse ces années pognon et la mutation vertigineuse d’une ville de plus en plus aseptisée.</p>
<p><strong>Autodérision</strong></p>
<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/reno2-Site.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-791" title="reno2 Site" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/reno2-Site-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>Une page se tourne, et le roi Reno étend désormais ses frontières bien au-delà du Lyonnais et de la chronique sociale. Ce nouveau terrain, c’est la chanson, tout simplement. L’étiquette du chanteur engagé, il la redoute… Alors armé d’un nouveau répertoire de chansons, il nous parle… de lui. Et l’humour qu’on lui connaissait lorsqu’il croquait les autres prend une toute  autre ampleur quand il se l’applique à lui-même. À propos de sa nonchalance, dans <em>l’amour et la cuisine</em> : « j’ suis entretenu par ma copine, c’est elle qui gagne de l’argent – moi j’ fais l’amour et la cuisine, comme on dit chacun son passe-temps – le matin comme je suis sympa, j’ me lève avec elle assez tôt – j’ l’embrasse et j’ lui dit n’oublie pas de passer rendre les vidéos – puis j’ me rendors sur ma tartine, faut dire qu’ j’ai moins d’heures de sommeil – c’est plus facile pour ma copine, elle s’est pas pris une cuite la veille ». Ou pour son (vrai) penchant italien, dans <em>oh l’Italie</em> : « De ces jours fleuris à Florence, je n’ai pas grande souvenance – sinon que t’es devenu livide, en me comparant au David – dès lors la méfiance fut de mise, on a fait un p’ tit tour de Pise – mais j’ sentais bien qu’ tu penchais pour, ne pas prolonger le séjour – dans cette Italie où on s’est plus, dans ce pays où au lit t’as lu – c’était l’ hallu, moi j’ai pâli – j’ t’ ai dit, qu’est c’ tu veux, qu’on s’ voit plus  ?».</p>
<h1>Gaffe à la sauce aux girolles</h1>
<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/reno3-Site.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-792" title="reno3 Site" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/reno3-Site-300x235.jpg" alt="" width="300" height="235" /></a>Salle des Rancy, à Lyon mi-octobre, ils étaient trois sur scène. Reno et ses doutes, Noémie Lamour à la contrebasse, et Yves Perrin à la guitare. Deux concerts à l’issue d’une semaine de résidence. « La difficulté quand on a du temps, c’est de ne pas en faire trop… Ne pas se laisser aller vers des arrangements trop sophistiqués qui atténuent l’impact que peuvent avoir les mots. Le but de la résidence, c’est principalement de « solidifier » les morceaux, de les retravailler de façon à les amener de la manière la plus directe au public. Donc pas de ficelles, pas d’habitudes, pas de trucs qu’on remet sur le tapis parce que ça a déjà fonctionné sur scène ». Le travail a été fructueux parce que l’équilibre est bien là. Les chansons de Reno se sont offertes du sur-mesure. Son acuité qui autrefois aurait pu le faire apparaître comme une sorte d’inquisiteur, nous offre là douceur, fragilité et justesse. Peur de l’embourgeoisement ? Ca donne <em>avec le temps je m’embourgeoise</em> « J’reste très attentif à ce processus maladif &#8211; cet embourgeoisement qui prend mon corps, mon âme et mon argent &#8211; c’est inquiétant, j’m’indigne pour un vin bouchonné quand quatre milliards de porte-monnaie n’ont pas d’quoi s’payer un cure dents (…) tout ça m’affole &#8211; il faut qu’je fasse bien attention &#8211; si j’veux pas voir mes rebellions &#8211; noyées dans une sauce aux girolles ». Le public de la salle des Rancy en redemande, et parfois retient son souffle quand Reno change de registre.</p>
<p>Les Petits Matins</p>
<p>E<em>n ces temps là nous n’voulions jamais nous coucher</em></p>
<p><em>Je ne dors pas encore </em></p>
<p><em>Et je vois l’aube claire</em></p>
<p><em>Et je trempe mes lèvres </em></p>
<p><em>Dans ce jour qui se lève</em></p>
<p><em>Voilà mon héritage de ce temps qui s’effile</em></p>
<p><em>Je traverse des villes sans amour ni colère</em></p>
<p><em>Et sans même avoir l’air de me détacher d’elles</em></p>
<p><em>Car si je me souviens</em></p>
<p><em>Peut être que je viens</em></p>
<p><em>D’une ville qui s’appelle </em></p>
<p><em>Le petit matin</em></p>
<p>Et si Reno ne distribue plus les paires de taloches comme avant, c’est encore pour nous toucher… mais tout autrement. Mettre ses doutes en chanson est un art délicat qui flirte ici avec la poésie. Que demander de plus ? Peut être un nouveau disque qui devrait voir le jour au printemps prochain. Ou un festival qu’il a fondé, <em>les nuits de la pierre bleue</em>, du côté de Brullioles, dans les monts du Lyonnais, vers la fin du mois de juin. Et si après tout ça, l’envie de vous dégourdir les pattes vous prenait, Reno est aussi à l’origine du <em>Bal à Bistan</em>, grand bal folk déterritorialisé, brassant des chansons italiennes, arabes, du monde et des alentours.</p>
<p>Adrien Grou-Radenez</p>
<p>Reno Bistan en concert à De l&#8217;autre côté du pont vendredi 2 mars à 20h30. De 3 à 8 €. <a href="http://www.delautrecoetedupont.fr/">www.delautrecotedupont.fr</a></p>
<p>Cd : <em>Pan</em> (autoproduit) <em>Longtemps nous nous sommes couchés tard</em> (autoproduit)</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.myspace.com/renobistan">http://www.myspace.com/renobistan</a></span></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.myspace.com/festivallesnuitsdelapierrebleue">http://www.myspace.com/festivallesnuitsdelapierrebleue</a></span></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.myspace.com/lebalbistan">http://www.myspace.com/lebalbistan</a></span></span></p>
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		<title>Le temps d&#8217;aimer et le temps de mourir</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 10:59:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LHernandez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Cheval de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Mélo]]></category>
		<category><![CDATA[Niels Arestrup]]></category>
		<category><![CDATA[Peter Mullan]]></category>
		<category><![CDATA[Spielberg]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/19798318.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20110818_041637.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-785" title="19798318.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20110818_041637" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/19798318.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20110818_041637-300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" /></a>Avec <em>Cheval de guerre,</em> Spielberg retrouve l&#8217;inspiration au conte universel qui lui avait déjà réussi dans <em>E.T</em>. Il assume avec une maestria peu commune l&#8217;héritage des grands classiques hollywoodiens, du John Ford des années 30 pour l&#8217;Amérique rurale au <em>Temps d&#8217;aimer et le temps de mourir</em> de Douglas Sirk pour la façon de filmer la guerre comme un champ désolé. S&#8217;il joue la carte de la naïveté à travers l&#8217;intimité qui se noue entre un jeune paysan et un cheval (on ne sait pas lequel des deux est le plus sexy), il laisse de côté les sabots moralisateurs qu&#8217;on aurait pu redouter dans ce mélo à grand spectacle. <em>Cheval de guerre</em> est même son film le plus politique depuis <em>La Guerre des mondes</em>. Quand la guerre s&#8217;annonce, Spielberg se paie même le luxe de quitter le maître pour continuer de suivre l&#8217;animal. Le cheval sauvage traverse alors comme un miroir la mort humaine organisée autour de lui et chaque personnage secondaire, tous campés par du très lourd (Peter Mullan, Niel Arestrup, on ne peut plus touchant en grand-père interdit), en vient à se déterminer par rapport à lui.</p>
<p><strong>Manifeste pacifiste</strong></p>
<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/cheval-de-guerre-2012-20256-1201586379.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-786" title="cheval-de-guerre-2012-20256-1201586379" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/cheval-de-guerre-2012-20256-1201586379-300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" /></a>En plus de faire passer l&#8217;amour et la sensualité du cheval en toute circonstance, le tour de force de Spielberg consiste à filmer la guerre comme un contrechamp. Ce qui donne lieu à des séquences très inspirées, comme le premier assaut, ou la mort du capitaine, délicatement filmée en ellipse. Baladé de camp en camp, le cheval n&#8217;a que ses propres forces pour tenter de survivre. Il devient alors le symbole de la résistance, y compris de celle qui habite la plupart des personnages secondaires. Le film acquiert alors un souffle épique prodigieux, magnifiée par la sublime photographie de Janusz Kaminski. Jamais mièvre, mais au contraire jonché de cadavres comme un conte morbide jusqu&#8217;à une déchirante scène finale, <em>Cheval de guerre</em> est le plus beau des manifestes pacifistes. <span style="font-family: Times New Roman,serif;">À</span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"> l&#8217;évidence un des plus beaux films de ce début d&#8217;année.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;">L.H.</span></p>
<p><em>Cheval de Guerre </em>de Steven Spielberg (2h27) avec Jeremy Irvine, Emily Watson, Peter Mullan, Niels Arestrup&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;La France est devenue le leader de l&#8217;animation en Europe&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 21:09:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LHernandez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Dessin animé]]></category>
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		<description><![CDATA[Il a été le premier en France à distribuer Michel Ocelot avec Kirikou ou Miyasaki avec Mon Voisin Totoro. Directeur de la société lyonnaise Gébéka à Lyon, Marc Bonny a distribué en France Une Vie de chat, nommé aux Oscars et Le Tableau, lui nommé aux Césars. Il fait un état des lieux de l&#8217;animation, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/une-vie-de-chat-1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-779" title="une-vie-de-chat-1" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/une-vie-de-chat-1-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Il a été le premier en France à distribuer Michel Ocelot avec <em>Kirikou</em> ou Miyasaki avec <em>Mon Voisin Totoro</em>. Directeur de la société lyonnaise Gébéka à Lyon, Marc Bonny a distribué en France <em>Une Vie de chat, </em>nommé aux Oscars et <em>Le Tableau, </em>lui nommé aux Césars. Il fait un état des lieux de l&#8217;animation, évoque le mirage de la 3D et révèle quelques films qui seront présentés en mars pendant Cartoon Movie, le rendez-vous européen des professionnels de l&#8217;animation. Entretien.</p>
<p><strong><em>Une vie de chat </em>est nommé comme meilleur film d&#8217;animation aux Oscars. En quoi les Oscars peuvent aider le film ?</strong></p>
<p>Marc Bonny : « C&#8217;est surtout à l&#8217;international que ça peut aider le film. Le distributeur à l&#8217;étranger a d&#8217;ailleurs commencé de le repositionner au festival de Berlin. En France, s&#8217;il était choisi, on pourrait imaginer une ressortie dans certaines salles, mais il a déjà eu une belle carrière avec 450 000 entrées France, ce qui est un très beau score pour un film d&#8217;animation. Et il fera de toute façon moins événement que Jean Dujardin ! (rires) Ce qui est remarquable cette année, c&#8217;est que sur 5 longs métrages d&#8217;animation, deux sont européens, ce qui constitue je crois une première aux Etats-Unis. C&#8217;est un bon signe de la vitalité de l&#8217;animation en Europe.</p>
<p><strong>La 3D beaucoup utilisée par les studios américains a-t-elle uniformisé le dessin animé ?</strong></p>
<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/le-tableau-2011-22783-1905155191.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-780" title="le-tableau-2011-22783-1905155191" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/le-tableau-2011-22783-1905155191-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" /></a>Je ne crois pas. Pixar fait toujours preuve d&#8217;une véritable originalité concernant aussi bien le graphisme que le scénario. Ils restent les meilleurs. J&#8217;ai toujours pensé que la 3D était le cheval de Troie des Américains pour accélérer la numérisation des salles de cinéma. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qui s&#8217;est passé. Comme la numérisation est en train de se terminer en France, on va voir si la frénésie de faire des films en 3D continue. Ma conviction, c&#8217;est qu&#8217;elle va davantage se cantonner à des projets véritablement événementiels. Il y aura bien quelques projets en 3D présentés à Cartoon Movie, mais ils ne m&#8217;ont pas convaincus. La 3D ne fait ni un sujet ni un film. J&#8217;ai toujours pensé que la 2D continuerait d&#8217;exister. Et le succès d&#8217;un film comme <em>Zarafa</em> en ce moment est là pour le démontrer.</p>
<p><strong>L&#8217;Europe et particulièrement la France continue d&#8217;avoir une vision artisanale de l&#8217;animation&#8230;</strong></p>
<p>Pas partout en Europe. L&#8217;Espagne continue d&#8217;essayer de copier le modèle américain, avec des sous-produits de studio américain même si à mon avis ils font plutôt fausse route. Au Danemark en revanche, il y a une véritable osmose entre l&#8217;école d&#8217;animation, le marketing et le système de soutien public auquel participent aussi la Suède et la Norvège. Il y a du coup une véritable vitalité. Il faut savoir qu&#8217;en France, il est très difficile de financer un film d&#8217;animation, du fait de la frilosité des chaînes de télévision. Seul France 3 Cinéma participe à trois longs métrages par an, et Canal +. M6, c&#8217;est plus rare, et les autres chaînes sont inexistantes. Or il faut en moyenne 7 millions pour produire un film d&#8217;animation si on veut qu&#8217;il n&#8217;est pas l&#8217;air trop amateur. En revanche la fabrication française est devenue leader en Europe. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour ça que Cartoon Movie s&#8217;est installé en France. Le cinéma d&#8217;animation à la française a le meilleur rapport qualité-prix. C&#8217;est un signe très fort qu&#8217;un studio comme Universal soit venu à Paris produire <em>Moi, moche et méchant</em>. Un studio parisien leur permet de produire moins cher tout en trouvant une originalité graphique.</p>
<p><strong>Quels films présentez-vous à Cartoon Movie ?</strong></p>
<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/lejourdescorneilles.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-781" title="lejourdescorneilles" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/lejourdescorneilles-300x163.jpg" alt="" width="300" height="163" /></a>D&#8217;abord <em>Le Jour des Corneilles</em>, un dessin animé dans la tradition des Disney de la grande époque, et <em>Ernest et Célestin, </em>l&#8217;amitié entre une petite souris et un ours, inspiré de bouquins de Gabriel Vincent. Cette année, il y a par ailleurs cinq gros projets de film d&#8217;animation français, dont <em>La Magasin des suicides </em>de Patrice Leconte, utilisant le relief en 2D. Vu une telle richesse, je serais bien surpris qu&#8217;il n&#8217;y en ait pas un de présent aux Oscars en 2013 !</p>
<p><strong>En attendant, <em>Le Tableau </em>est nommé aux Césars. Entre <em>Le Chat de Rabbin</em> et <em>Un Monstre à Paris,</em> vous avez toutes vos chances&#8230;</strong></p>
<p>Oui, on a toutes nos chances. Jean-François Laguionie est un auteur extraordinaire, dont on a choisi de sortir les autres films pendant les festival <span style="font-family: Times New Roman,serif;">On</span> cartoon dans le Grand Lyon. Une façon de faire découvrir son univers. »</p>
<p>Propos recueillis par Luc Hernandez</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;">On</span> cartoon dans le Grand Lyon, du 22 février au 9 mars dans les salles du GRAC. <span style="color: #000080;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.oncartoondanslegrandlyon.fr/">www.oncartoondanslegrandlyon.fr</a></span></span></p>
<p>Cartoon Movie du 7 au 9 mars à Lyon. <span style="color: #000080;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.cartoon-media.eu/">www.cartoon-media.eu</a></span></span></p>
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		<title>Au secours, Maggie revient !</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 20:53:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LHernandez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Biopic]]></category>
		<category><![CDATA[Margaret Thatcher]]></category>
		<category><![CDATA[Meryl Streep]]></category>

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		<description><![CDATA[« When are you going to die ? » chantait autrefois Morissey. Le « you », c’était elle, Maggie. La Thatcher. L’homme politique (sic !) le plus honni de l’histoire du Royaume-Uni. Icône réactionnaire, symbole de la vague conservatrice, cible Mouvante de l’intelligentsia britannique – mais pas que – elle a eu le chic de devancer l’air du temps. « Maggie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-dame-de-fer-2012-14909-1111446564.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-772" title="la-dame-de-fer-2012-14909-1111446564" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-dame-de-fer-2012-14909-1111446564-206x300.jpg" alt="" width="206" height="300" /></a>« <em>When are you going to die ?</em> » chantait autrefois Morissey. Le « you », c’était elle, Maggie. La Thatcher. L’homme politique (sic !) le plus honni de l’histoire du Royaume-Uni. Icône réactionnaire, symbole de la vague conservatrice, cible Mouvante de l’intelligentsia britannique – mais pas que – elle a eu le chic de devancer l’air du temps. « Maggie is not Dead ». Elle hante encore notre actualité. Inspire toujours créateurs, théâtreux et cinémateux. Et c’est avec curiosité qu’on se cale dans le fauteuil pour admirer, avec un mix de plaisir et d’appréhension, Meryl Streep s’appropriant, façon madame Tussaud, le profil de la Dame de Fer.</p>
<p><strong>Dialogue au sommet</strong></p>
<p>Cela donne une bio pic très Wikipedia et bien comme il faut où, comme s’il ne suffisait pas de retracer chronologiquement les splendeurs et déchéances de la fille d&#8217;épicier destinée à taper sur les doigts des politiciens de la planète, la mise en scène s’octroie la licence poétique d’une théâtralité de chambre. Streep/Thatcher dialogue ainsi à bâtons rompus dans le confort de son salon avec le fantôme du mari Denis dont elle n’arrive pas à se débarrasser (c’est le propre des revenants, dira-t-on). Dès la première séquence, lors du petit déjeuner inaugural, le ping-pong est instauré. À demi-demeurée, Maggie se laisse alors submerger par ses souvenances. Et de Londres sous les bombes nazies aux études à Oxford jusqu’à la prise de pouvoir du parti conservateur, on passe en accéléré les étapes marquantes de son histoire et de la nôtre avec : par ici la guerre des Malouines, par là la question irlandaise.</p>
<p><strong>Dame de fer à repasser ?</strong></p>
<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-dame-de-fer-2012-14909-1778476854-copie.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-773" title="la-dame-de-fer-2012-14909-1778476854 - copie" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-dame-de-fer-2012-14909-1778476854-copie-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Une question de fond demeure intacte : qui est donc Maggie ? Une harpie au service du Capital ? Le leader politique marquant de l’Angleterre du siècle dernier ? Une féministe à sa manière ? « <em>Le féminisme n’a rien à voir là dedans.  Il y a trente ans, je me souviens que je n’étais pas du tout d’accord avec ses idées politiques. Néanmoins, je trouvais fort significatif que l’Angleterre, un pays où les rapports de classe et l’homophobie étaient si marqués, donne les pleins pouvoirs à une femme. C’était du jamais vu</em> », explique Meryl Streep. Et la réalisatrice, Phyllida Lloyd (eh oui, « Mamma mia », c’était elle !), de renchérir mollement : « <em>Entre l’icône de la droite et la démonisation de la gauche, je tenais à retrouver l’être humain. Pour explorer, à travers la loupe de l’intimité, le cœur et la sensibilité aussi bien personnelle que politique du personnage public. </em></p>
<p>Mission accomplie… à moitié. Par-delà les images d’archives, c’est une humanisation soft, une sorte de crépuscule des dieux qui sont incarnés à l’écran. On entrevoit, au hasard de ses hauts et bas politiques, quelques seconds rôles bien troussés (Richard E. Grant, parfait dans le costard d’un jeune Tory aux dents longues). Restait à trouver, avant le générique de fin, la juste distance pour ne pas tomber dans le panneau de la banalisation du mal.</p>
<p>Andrea Petrini</p>
<p>Sortie depuis le 15 février. Meryl Streep dans « La Dame de Fer », un film de Phyllida Lloyd.<br/></p>
<p><strong>Quelques images de violence (ah ! les syndicalistes, ah ! les terroristes…) et des expressions langagières incorrectes peuvent heurter la sensibilité des jeunes spectateurs. Guide parental (et politique) souhaité.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Délit de faciès à Hollywood</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 07:21:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LHernandez</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/tucker-et-dale-fightent-le-mal-2011-22647-1686596637.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-765" title="tucker-et-dale-fightent-le-mal-2011-22647-1686596637" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/tucker-et-dale-fightent-le-mal-2011-22647-1686596637-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><span style="font-family: Tahoma;">Tucker et Dale sont deux sympathiques rednecks (comprendre deux bouseux typiques de l’Amérique profonde) qui passent quelques jours de vacances dans une cabane isolée dans la campagne. Le hasard leur fait croiser la route d’un autre archétype du cinéma américain, des étudiants bon chic bon genre que certains croqueraient tout cru au petit déjeuner, à la sortie de leur campus de la Nouvelle-Angleterre. Les garçons ont de bonnes têtes à claques et les filles peinent à dissimuler leur poitrine avantageuse dans des débardeurs taille XS. Pour rendre le scénario crédible, nos jeunes décervelés se persuadent que Tucker et Dale sont deux dangereux psychopathes qui veulent leur peau. Les braves gars sont victimes d’un délit de sale gueule et de sale look, qui en font de lointains cousins de la famille de </span><span style="font-family: Tahoma;"><em>Massacre à la tronçonneuse</em></span><span style="font-family: Tahoma;"> ou de </span><span style="font-family: Tahoma;"><em>Délivrance</em></span><span style="font-family: Tahoma;">. Mais les choses se compliquent de leur côté,  quand ils se mettent en tête de sauver à tout prix cette bande de jeunes, pensant qu’ils sont là pour un suicide collectif ! S’en suit une série de quiproquos sanglants, où chaque tentative des deux amis pour aider les infortunés se termine en gaffe mortelle. Et les cadavres de s’amonceler dans des gags terrifiants et burlesques, à la façon d’un Tex Avery gore. </span></p>
<p><span style="font-family: Tahoma;"><strong>Woody wood Tucker</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Tahoma;"><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/tucker-et-dale-fightent-le-mal-2011-22647-283131030.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-766" title="tucker-et-dale-fightent-le-mal-2011-22647-283131030" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/tucker-et-dale-fightent-le-mal-2011-22647-283131030-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>C’est tout le sel de cette comédie horrifique : s’amuser avec talent des clichés attachés aux slasher movies, souvent usés jusqu’à à la corde. Pour autant elle ne verse pas dans la simple parodie. Eli Craig aime sincèrement ce cinéma et sait tenir en haleine les spectateurs, avec une sacrée maîtrise du récit et des ficelles du genre. En témoigne la dernière demi-heure, qui fait rebondir l’intrigue avant qu’elle ne s’essouffle. Et lorsque le film risque de verser dans la leçon de morale un peu trop appuyée sur la dictature des apparences et la bonté intérieure (ne parlons pas de la beauté!), un final bien délirant  vient nous rappeler que l’on est avant tout là pour s’amuser ! Avec cette belle idée que, formatés par le cinéma, nous finissons par voir la vie comme dans un film et ceux qui nous entourent comme des personnages de fictions.</span></p>
<p><span style="font-family: Tahoma;">Les comédies d’épouvantes sont suffisamment rares pour ne pas aller rendre une petite visite à nos potes Tucker et Dale. À condition bien sûr de ne pas craindre quelques taches de sang sur sa chemise de bûcheron.</span></p>
<p><span style="font-family: Tahoma;">Alban Liebl</span></p>
<p><span style="font-family: Tahoma;"><em>Tucker and Dale fightent le mal</em></span><span style="font-family: Tahoma;"> d’Eli Craig (Etats-Unis, 1h28)</span></p>
<p><span style="font-family: Tahoma;">avec Tyler Labine, Alan Tudyk, Katrina Bowden&#8230; Visible à Lyon au Pathé Cordeliers.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chut, elles s&#8217;aiment&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 07:12:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LHernandez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[CNP]]></category>
		<category><![CDATA[En secret]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/en-secret-2011-21267-658426090.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-761" title="en-secret-2011-21267-658426090" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/en-secret-2011-21267-658426090-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Avec des réalisateurs comme Jafar Panahi ou Bahman Ghobadi, le cinéma iranien connaît depuis quelques années déjà, un fort succès en France et dans le reste du monde. En abordant des sujets tabous, les auteurs posent un regard critique sur leur pays, toujours plus répressif. Aujourd’hui, c’est avec « En secret », son premier long métrage, que Maryam Keshavarz prend la parole et témoigne de la condition de vie des femmes en Iran.</p>
<p>L&#8217;histoire ? Celle d&#8217;Atafeh et Shirin, deux amies qui, au lycée comme à la ville, ne se quittent jamais&#8230;. Issue d&#8217;une famille aisée, Atafeh est inséparable de son amie Shirin, qui à l’inverse, vit avec son oncle et sa grand-mère de façon beaucoup plus modeste. En quête de liberté et d&#8217;indépendance, elles essaient d&#8217;oublier leur quotidien dans les boîtes de nuit, l&#8217;alcool et les drogues, mais la réalité les rattrape lorsque Mehran, le frère d’Atafeh, sort de cure de désintoxication et rejoint la maison familiale.</p>
<p><strong>La loi du désir</strong></p>
<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/en-secret-2011-21267-739659533.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-762" title="en-secret-2011-21267-739659533" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/en-secret-2011-21267-739659533-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Avec &laquo;&nbsp;En Secret&nbsp;&raquo;, Maryam Keshavarz traite avec subtilité le thème de l&#8217;homosexualité féminine. Un sujet sensible et d’autant plus difficile à aborder lorsqu&#8217;il est mit en scène en Iran, un pays qui juge l’homosexualité non conforme aux valeurs du régime et la condamne sévèrement. Le titre du film est donc des plus adaptés puisqu&#8217;il symbolise non seulement la relation ambiguë qu&#8217;entretiennent les deux jeunes filles mais il représente également ce pays où pour être heureux, il vaut mieux vivre caché. De façon poétique, la réalisatrice s&#8217;interroge aussi sur la part de responsabilité des révolutionnaires dans la situation actuelle du pays. Aujourd&#8217;hui dépassés par la tournure des évènements, ces anciens contestataires ont finit par adopter des codes strictes et parfois même extrêmes alors qu’ils ne rêvaient que de liberté. Un peu à l&#8217;image du père d&#8217;Atafeh qui autrefois militant, semble désormais avoir perdu toute envie de révolte…</p>
<p>Très provocateur, le film a dut être tourné au Liban par crainte de représailles des autorités iraniennes. Les acteurs du film ainsi que la réalisatrice sont d&#8217;ailleurs devenus indésirables en Iran. Pourtant interdit de projection dans le pays, le film a circulé par le biais de copies et est devenu le n°1 des films censurés dans le pays. Filmée avec sincérité, « En secret » a été récompensé par le prix du public lors du dernier festival de Sundance, et participe dorénavant à ces films qui déjouent la censure pour montrer aux yeux de tous, l’histoire d’un régime autoritaire.</p>
<p>Coralie Agnimel<br />
<span style="font-size: x-small;">En secret (Iran, 1h45) de Maryam Keshwarz, visible au CNP à Lyon.</span></p>
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		<title>Lugansky fait le plein de Liszt à l&#8217;Auditorium</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 14:09:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LHernandez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classique]]></category>
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		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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		<description><![CDATA[2264 personnes, soit plus du double de la jauge habituelle à Paris pour un récital de piano, l&#8217;Auditorium était archi-plein vendredi dernier pour le concert de Nikolaï Lugansky. Un récital placé comme son dernier disque, sous l&#8217;égide Liszt, compositeur complexe et malaisé qu&#8217;il a mis du temps à aborder (lire l&#8217;entretien). Avec une élégance souveraine, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/Nikolai-Lugansky-Site-2-credit-James-McMillan-and-Onyx.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-756" title="Nikolai Lugansky Site 2 - credit James McMillan and Onyx" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/Nikolai-Lugansky-Site-2-credit-James-McMillan-and-Onyx-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>2264 personnes, soit plus du double de la jauge habituelle à Paris pour un récital de piano, l&#8217;Auditorium était archi-plein vendredi dernier pour le concert de Nikolaï Lugansky. Un récital placé comme son dernier disque, sous l&#8217;égide Liszt, compositeur complexe et malaisé qu&#8217;il a mis du temps à aborder (lire l&#8217;entretien). Avec une élégance souveraine, Lugansky se balade aussi bien dans le labyrinthe des <em>Variations sur un thème de Schumann</em> de Brahms, déclaration d&#8217;amour à Clara Schumann, kaléidoscope redoutable auquel Lugansky apporte unité et tendresse. Ce n&#8217;est pas non plus au Chopin le plus facile mais bien au précurseur de Liszt qu&#8217;il a choisi de rendre hommage. Un Chopin jamais mièvre, ouvrant des couleurs parfois debussystes et un art consommé du clavier, notamment dans la sublime ballade n°4 que Lugansky tient pour « <em>une des plus belles œuvres pour piano jamais composées </em>». Jamais dans l&#8217;épate, le pianiste russe surpasse avec une facilité souveraine le défi technique permanent pour rester dans un champ intime, avec cette forme de distance qui évite à la fois la froideur et la démonstration virtuose. Une classe impériale qu&#8217;on retrouve dans ce qui constitue sans doute les plus belles pages de Liszt, à savoir <em>Les Années de Pélerinage</em>, dont il livra trois extraits.</p>
<p><strong>Sagesse du fou</strong></p>
<p>Peu de pianistes sont capables de faire entendre les moindres recoins de cette écriture diablement polyphonique, poussant le piano jusqu&#8217;à des sommets orchestraux tout en restant sans cesse dans l&#8217;introspection méditative. Une forme d&#8217;introspection dégénérée, de méditation folle qui convient parfaitement à l&#8217;esprit slave de cet authentique moscovite, amoureux depuis toujours et plus que jamais de Rachmaninov (il jouera en mars le 3e concerto à Dijon avec l&#8217;Orchestre national de Russie). En parfait équilibre, Lugansky délivre un Liszt éminemment personnel, évitant tout dolorisme et toute démonstration de force. Même dans des œuvres plus sombres que celles du disque festif qu&#8217;il vient de consacrer à Liszt, il privilégie toujours la science du clavier et l&#8217;invention polyphonique à la pose romantique. Une communion partagée par un public parfaitement silencieux, totalement happé par le jeu magnétique de celui qui figure incontestablement parmi les plus grands pianistes d&#8217;aujourd&#8217;hui. Après Liszt, Lugansky compte cette fois entamer un cycle Schubert. Vivement qu&#8217;il revienne aux Grands interprètes pour nous montrer une nouvelle facette de son immense talent.</p>
<p>L.H.</p>
<p>Lire l&#8217;entretien exclusif avec Nikolaï Lugansky dans Exit n°9.</p>
<p>Nikolaï Lugansky en récital aux Grands Inteprètes vendredi 10 février.</p>
<p>3e concerto de Rachmaninov par Nikolaï Lugansky et l&#8217;Orchestre national de Russie samedi 24 mars à 20h à l&#8217;Opéra de Dijon, Auditorium. <a href="http://www.opera-dijon.fr/">www.opera-dijon.fr</a></p>
<p>Dernier disque, splendide : <em>Liszt</em> (Ambroisie / Naïve)</p>
<p>Le prochain disque de Nikolaï Lugansky sera consacré aux sonates de Rachmaninov.</p>
<p>Photo : James McMillan</p>
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		<title>5 pizzérias pour lutter contre le froid</title>
		<link>http://www.exitmag.fr/sortir/5-pizzerias-pour-lutter-contre-le-froid/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 20:51:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LHernandez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sortir]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Pizzérias]]></category>
		<category><![CDATA[Restaurants]]></category>

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		<description><![CDATA[1. CHEZ NICOLO ET FRANCO C&#8217;est bon comme là-bas, dis ! Comme pour le premier spectacle de Mimie Mathy avec « Les Filles » Isabelle de Botton et Michèle Bernier, la pizza chez Nicolo et Franco « existe en trois tailles ». C’est unique à Lyon. La petite suffirait à combler l’estomac d’un éléphant au sortir de la famine, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/gérantNicolofranco-Site©lt.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-745" title="gérantNicolo&amp;franco Site©lt" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/gérantNicolofranco-Site©lt-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>1.</strong> <strong>CHEZ NICOLO ET FRANCO</strong></p>
<h1>C&#8217;est bon comme là-bas, dis !</h1>
<p>Comme pour le premier spectacle de Mimie Mathy avec « Les Filles » Isabelle de Botton et Michèle Bernier, la pizza chez Nicolo et Franco « existe en trois tailles ». C’est unique à Lyon. La petite suffirait à combler l’estomac d’un éléphant au sortir de la famine, mais petite ou grande, la pizza est surtout ici une histoire de famille dans la plus pure tradition italienne. Cette tradition, exceptionnelle, il faut aller la chercher en plein cœur de la Sicile à Serradifalco, petit village de mines de sel, d’où sont originaires les trois frères Morreale, Nicolo, Vito et Franco. C’est de là que leur mère partit pour fonder les pizzérias Gaetano à Toulon, les pionniers français de la pizza, tandis que leur oncle s’installait à Saint-Etienne. Leurs cousins tenaient déjà l’actuelle pizzéria Napoli rue Franklin en 1966, une des plus anciennes de Lyon. Ils prennent la suite en 1981. Franco est encore mineur à l’époque, la pizzéria Napoli s’appelle alors Chez Nicolo et Vito. L’amour du produit et surtout le savoir-faire d’une pâte exceptionnelle, fine et goûtue comme sur les meilleures places d’Italie, seront au cœur de la transmission familiale. « Une pâte, ça respire, ça vit » explique Nicolo. Même l’air qui l’entoure est important. Il faut qu’une pizza reste nature. Il faut sentir le goût de la pâte. »</p>
<h1>Come alla casa</h1>
<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/pizaioloNicolofranco-Site©lt.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-746" title="pizaioloNicolo&amp;franco Site©lt" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/pizaioloNicolofranco-Site©lt-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Proposant une carte de pizzas classiques, avec une mozzarella sapide comme pas deux dans la bien-nommée « Atomique », Nicolo et ses frères sont toujours restés fidèles à un idéal de simplicité. Pour lui, rien ne vaut une pizza à la tomate et à l’ail avec une poignée de basilic pour la finition, de celles qu’ils réalisent dans les journées pizzas qu’ils font avec toute la famille, formant déjà les enfants pour la suite. L’ambiance familiale, les maillots de foot qui côtoient les raquettes de tennis au mur à côté des photos de Pete Sampras ou Alexandre Astier, un habitué de la maison, font le reste. « Ici, tout le monde est égal, résume Franco, qu’il soit un enfant ou un PDG ». Les frères sont restés fidèles à l’hospitalité familiale… Et la plaque américaine qui orne leur four à bois est celle d’un oncle émigré à New York.</p>
<p><strong>« Le tiramisu, ce n’est pas du yaourt ! »</strong></p>
<p>Mais chez les Morreale, la gourmandise va jusqu’au dessert. Avec notamment un tiramisu maison buonissimo préparé s’il vous plaît avec une pointe de deux alcools : l’amaretto dans le jaune d’œuf et la sambuca pour équilibrer le goût du café. Une merveille de biscuit mouillé, tenu, tendre et croustillant, séché par la nappe de cacao. Crémeux, mais pas flasque : « Le tiramisu, ce n’est pas du yaourt, s’amuse à préciser Nicolo. Ça doit rester un biscuit. » Delgado, Grosso ou d’autres joueurs de foot italien en redemande, tout comme la clientèle d’habitués sans façon pour lesquels les frangins sont toujours au petit soin. On veut bien envisager des ex-aequo, mais chez Nicolo et Franco reste depuis bientôt trente ans la meilleure pizzéria de la ville. « On a dû fermer le dimanche pour se ménager suite à des petits problèmes de santé, explique Franco avec tendresse. Mais c’est pour pouvoir tenir encore une trentaine d’années ! » Comme ils disent avec l’accent sicilien qu’ils n’ont jamais perdu : « Pourvou que ça doure ».</p>
<p><strong>Pizzéria Napoli, Chez Nicolo et Franco</strong>. <strong>45, rue Franklin, Lyon 2</strong><sup><strong>e</strong></sup><strong>. Tél : 04 78 37 23 37. Ouvert du mardi au samedi de 12h à 14h et de 19h à 23h.</strong></p>
<p><strong>Pizzas de 9 à 14 € (pour les fruits de mer). Trois tailles disponibles.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/intérieurChezCarlo-Site©lt.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-747" title="intérieurChezCarlo Site©lt" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/intérieurChezCarlo-Site©lt-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>2. CHEZ CARLO</strong></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><strong>La tradition a du bon</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;">C’est en 1964 qu’Elio Cardelli a pris le relais de son beau-père Carlo, rue Palais Grillet.  Quarante six ans plus tard, il est toujours là et continue à mettre chaque jour la main à la pâte et les pizzas au four  à bois, dans un décor délicieusement rétro qui n’a pas changé depuis les années cinquante. Toujours pareils également le nombre et la qualité des pizzas qui font de cette pizzeria « la » pizzeria des Lyonnais où se succèdent des générations de connaisseurs dans une  joyeuse ambiance familiale. « </span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>Ma meilleure publicité</em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;">, souligne Elio</span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>, ce sont les enfants de mes clients qui adorent mes pizzas. Avec les petits on ne peut pas tricher. S’ils changeaient d’avis, alors je me remettrai en question…</em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"> » Il peut être tranquille.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Mais ne dites surtout pas à Elio que sa maison est une institution : « </span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>Dans institution il y a  institut et ici on n’institue rien, on veille simplement à perpétuer la tradition</em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;">.» Et la tradition a du bon chez Carlo ; du très bon même. « </span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>Au départ la pizza c’est un plat de pauvre. On l’a améliorée mais ça doit rester simple</em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"> » insiste Elio pour justifier un choix volontairement limité à sept pizzas classiques.  La </span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>Mozarella,</em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"> la </span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>Romaine</em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"> (jambon-mozzarella), la </span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>Napolitaine</em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"> (anchois-tomates-câpres-olives), la </span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>Thon, </em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;">la</span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em> Poivrons</em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;">, la </span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>Carlo</em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"> (champignons saucisses) et  la </span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>Fruits de mer</em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;">. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Pas de fromage sur la napolitaine élaborée ici dans les règles de l’art ; chez Carlo on ne multiplie pas les ingrédients, ce qui laisse  à chaque pizza sa personnalité propre. Pizzas servies déjà coupées en deux, permettant  à deux convives de faire moitié-moitié. Et si on peut être surpris à la première visite  par le diamètre relativement réduit des pizzas, la quantité est pourtant bien la même qu’ailleurs. Explication du maestro : « </span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>Je préfère les faire plus petites  et les garnir correctement plutôt que d’étaler large et de poser deux morceaux de jambon et trois olives qui se courent après..</em></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"> ». On est d’autant plus convaincu que la pâte gagne ainsi en densité et en moelleux, tout en croustillant sous la dent. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;">D’authentiques pizzas au caractère rustique affirmé.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><strong>CHEZ CARLO &#8211;   22 rue Palais-Grillet  69002 Lyon – Tél. 04 78 42 05 79</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><strong><span style="font-size: small;"><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/pizzaLaNonna-Site©lt.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-748" title="pizzaLaNonna Site©lt" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/pizzaLaNonna-Site©lt-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a>3. LA NONNA</span></strong></span></p>
<h1>Pour le meilleur et pour le rire</h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">Le plafond est à la française mais la cuisine et l’ambiance sont à l’italienne.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">Depuis huit ans déjà, Edouard et son frère Théo ont fait de la  « La Nonna »  une adresse incontournable pour tout amateur de spécialités transalpines et de pizzas en particulier. La carte en offre un peu moins d’une trentaine ; de la simplissime </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Marguerite</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"> qu’Edouard et Théo se partagent volontiers après le service à la plantureuse </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Nonna</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">, à la crème fraîche, mozzarella, oignons, pommes de terre, lardons, reblochon et olives, en vedette lorsqu’arrive l’hiver.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">À cette roborative alliance de la pâte et de la patate, on peut préférer des pizzas  affichant plus franchement leur accent italien comme l’élégante </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Antipasti</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"> aux tomates, poivrons, aubergines, champignons, ail, jambon cru italien, mozzarella et olives ou la chaleureuse et rustique </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Sicilienne</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">, version locale de la Napolitaine, garnie de tomates, anchois, câpres, origan et olives. Très demandée également sa cousine niçoise, l’estivale </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Pissala </em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"> aux tomates fraîches, oignons et anchois.  Si la torride </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Arabiata</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"> mêlant tomates, poivrons, oignons, piment, comté et olives a ses fidèles, la  douce </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Reine</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">, aux tomates, jambon, champignons, comté et olives reste indétrônable. Tout comme Carlos, sacré l’an dernier roi des pizzaiolos de la ville par un de nos confrères. </span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/équipeLaNonna-Site©lt.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-749" title="équipeLaNonna Site©lt" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/équipeLaNonna-Site©lt-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Carlos qui « s’amuse » également à préparer à la demande les fameuses mini pizzas et les délicieux chaussons, servis avec de belles tranches de jambon cru ou de saumon fumé, une petite salade et  une verrine de tartare de tomates et féta, pour composer les assiettes découverte et vénitienne : alternative originale, très appréciée.  Si  « </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>La Nonna est  d’abord une pizzeria</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">» , comme ils le soulignent,  Edouard et Théo  n’en ont pas moins  d’autres délicieux arguments à faire valoir : des pâtes bien sûr avec les fameuses « </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>orechiette della Nonna</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"> », mais aussi de succulentes escalopes comme la majuscule </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Pompéi </em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"> garnie de champignons, aubergines et poivrons marinés, avec jambon cru et mozzarella : de quoi calmer l’éruption de la faim !</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">Cerise sur le tiramisu : une  joyeuse ambiance où les  habitués deviennent  vite des  amis.</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>LA NONNA &#8211;  29 rue Ney 69006 Lyon  Tél. 04 78 24 53 55</strong></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Ouvert du mardi au samedi, midi et soir </strong></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Pizzas (26)  de 8,50 € à 10,90 €. </strong></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/pizza2Lina-Site©lt.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-750" title="pizza2Lina Site©lt" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/pizza2Lina-Site©lt-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>4. PIZZA LINA</strong></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>À Monplaisir, une adresse à mettre en lumière</strong></span></span></p>
<p>Gabriele est au four, son épouse Céline à ses côtés et la sœur de celle-ci Christelle, est en salle. Il n’y a donc pas de Lina chez Pizza Lina,  mais  il y  a bien des pizzas. D’excellentes pizzas même, les moins chères de la ville, qui font de cette discrète maison de la rue Saint-Maurice, dans le quartier de Monplaisir,  berceau du cinéma.</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">Né à Naples, et pâtissier de métier, Gabriele  met en scène une trentaine de pizzas. En tête d’affiche , la Margherita , la pizza  que sa mamma confectionnait chaque dimanche et qu’elle lui a appris à faire . « </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Pour moi la vraie pizza c’est la margherita </em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">, souligne Gabriele</span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>, les autres sont des adaptations… </em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">». Adaptations réussies</span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em> </em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">qu’elles soient classiques comme la </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Reine</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"> ou plus originales comme  la </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Pizza Lina</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"> à la viande hachée et aux oignons ou la </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Sole Mio</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"> avec tomates, mozarella, tomates cerises, fromage bleu et olives, ou encore </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>la Monteverde,</em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"> à la crème, mozarella, saumon et épinards. </span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">«</span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em> La sauce tomate, le pesto, les aubergines et les poivrons marinés… Ici tout est fait maison </em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">» proclame Gabriele qui n’a qu’un seul regret : ne pas pouvoir installer un four à bois. Qu’il se rassure, ses pizzas n’en sont pas moins  délicieusement cuites. La mamma peut en être fière. </span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>PIZZA LINA  &#8211;  8 rue Saint Maurice 69008 Lyon – Tél.  04 78 00 04 33</strong></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Ouvert tous les jours à midi du lundi au samedi, midi et soir le vendredi et le samedi</strong></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>(Midi et soir, sauf dimanche et lundi soir du 1</strong></span></span><sup><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>er</strong></span></span></sup><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong> mai au 30 septembre)</strong></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Pizzas (30) de 8 € à 9,50 €</strong></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/Carlino-Plafond-Site©lt.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-751" title="Carlino Plafond Site©lt" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/Carlino-Plafond-Site©lt-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>5. Pizzéria CARLINO</strong></p>
<p><strong>Viva Italia</strong></p>
<p>Un aéropage de serveurs parmi les plus serviables et attentionnés de la ville se démènent du sol au plafond pour satisfaire la clientèle bon enfant du centre-ville. Le plafond, c’est justement un des plus originaux de la ville autour des moulures rouges. Un bleu ciel ennuagé où se balance un personnage pantin, comme la réplique kitsch d’un plafond de Tiepolo. Avec le drapeau italien qui trône au milieu de la salle, pas de doute : on est bien dans une pizzéria dans les règles de l’art, une des plus vieilles de Lyon, ouvert en 1965, juste après Gobbi et Carlo. C’est toujours Monsieur Carlino qui supervise cette pizzéria chaleureuse où trônent sur le mur du fond une collection noir et blanc de photos de famille. L’assiette fait elle aussi dans l’authentique. La plupart des pizzas ne comportent qu’une composition simple (saucisse, jambon, saumon, mozzarella), dans la plus pure tradition napolitaine. Mais c’est la Spéciale de la maison qui comblera les papilles des plus audacieux, avec une touche d’anchois et de saucisse. Pâte fine et produits authentiques, Carlino et son jumeau le Bal Moral restent parmi les meilleures cantines de la ville. Les spécialités maison comme la Milanaise varieront aussi joliment le palais si vous commenciez à votre estomac commençait à se lasser de l’absorption de farine. La compagne idéale du quotidien entre amis.</p>
<p><strong>Pizzéria Carlino</strong></p>
<p><strong>15, rue de l’Arbre Sec. 69 001 Lyon.</strong></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Pizzas (10) de 10 à 15 € pour les Fruits de mer. Tél : 04 78 28 03 18.</strong></span></span></p>
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		<title>L&#8217;ennui avec Gaspard Proust</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 14:51:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LHernandez</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bourse du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Gaspard Proust]]></category>
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		<description><![CDATA[On aurait dû se méfier quand on a su que Gaspard Proust incarnait au cinéma l&#8217;alter ego de Frédéric Beigbeider dans L&#8217;Amour dure trois ans. Il est devenu l&#8217;auteur à la mode, l&#8217;humoriste cynique, désabusé, qui tourne tout en dérision, à part sa modeste personne. Il débarque sur scène par la salle, en posant ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/gaspard-proust.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-741" title="gaspard-proust" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/gaspard-proust-300x227.jpg" alt="" width="300" height="227" /></a>On aurait dû se méfier quand on a su que Gaspard Proust incarnait au cinéma l&#8217;alter ego de Frédéric Beigbeider dans <em>L&#8217;Amour dure trois ans</em>. Il est devenu l&#8217;auteur à la mode, l&#8217;humoriste cynique, désabusé, qui tourne tout en dérision, à part sa modeste personne. Il débarque sur scène par la salle, en posant ses affaires, et regardera l&#8217;heure avant la fin du spectacle comme si le temps lui paraissait trop long. Visiblement, il se fout autant du spectacle que du public. Mais Gaspard Proust « tapine », c&#8217;est le titre du spectacle, en tapant sur tout ce qui bouge. Les thèmes ne dépassent pas l&#8217;envergure éditoriale d&#8217;une chronique chez Laurent Ruquier. Tout est bon à être méprisé : les politiques, de droite comme de gauche, les femmes, les handicapés, les couples, les vieux avec la même auto-justification permanente : on est dans une société gangrenée par le politiquement correct, moi j&#8217;ose dire du mal de tout le monde, même des handicapés. Waouh !</p>
<p><strong>Méchant mais pas fou</strong></p>
<p>Le problème de Gaspard Proust, ce n&#8217;est pas tant son cynisme (dont il joue beaucoup) ou son humour noir (dont il ne joue pas assez). Il a même souvent le sens de la formule et un bagage littéraire que bien des comiques pourraient lui envier. Le problème, c&#8217;est qu&#8217;il ne suffit pas de se moquer des handicapés pour être drôle. Surtout quant c&#8217;est pour ressortir des blagues aussi éculées que « je me mets souvent à leur place, surtout au parking ». Gaspard Proust ne manque pas de méchanceté. Il manque d&#8217;esprit, et surtout d&#8217;imagination. Pas le moindre élan burlesque, pas le moindre sens de l&#8217;absurde et pas beaucoup plus d&#8217;observation sociale, plus qu&#8217;il ne parle pratiquement que de lui. Son réalisme ne va pas beaucoup plus loin que le bout de son nez. Du coup, son spectacle, sous-joué, sans la moindre mise en scène, s&#8217;étire jusqu&#8217;à l&#8217;ennui, plus plat que la Hollande, plus vieux qu&#8217;un bloc-notes de Guy Bedos à la retraite. Les références encombrent tout le temps le discours, comme les préjugés permanents sur le public (Télérama, les profs, TF1) Impossible alors de composer un spectacle un tant soit peu universel, à défaut d&#8217;être consensuel. Le petit bourgeois parisien revendiqué qu&#8217;il est sourit à ses propres blagues quand il s&#8217;agit de choquer le bourgeois avec la pédophilie ou le nazisme. <span style="font-family: Times New Roman,serif;">Ç</span><span style="font-family: Times New Roman,serif;">a lui suffit pour faire un premier spectacle à la misanthropie soigneusement marketée : on peut lire dans le programme un éloge d&#8217;un certain Laurent Ruquier dans la rubrique « la presse en parle ». Le jeune homme qui a tant de franchise sur scène a simplement oublié de nous préciser que Ruquier n&#8217;est autre que son producteur (Ruq spectacles). Et comme par hasard, les médias et leur animateur fétiche seront d&#8217;ailleurs une des rares cibles soigneusement  épargnées pendant tout le spectacle&#8230;  Méchant quand il s&#8217;agit des autres, le jeune premier est autrement plus déférent quand il s&#8217;agit de caresser la main qui le nourrit. L&#8217;audace a ses limites, quand elle n&#8217;est qu&#8217;une posture.</span></p>
<p>L.H.</p>
<p>Gaspard Proust tapine au Théâtre de Villefranche les 7 et 8 février.</p>
<p>Mercredi 4 avril à la Bourse du travail à Lyon. De 30 à 33 €, ce qui fait beaucoup. <a href="http://www.gaspardproust.com/">www.gaspardproust.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Exit n°9 en kiosque ou en numérique !</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 15:35:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LHernandez</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au sommaire du Exit n°9 : - Lyon au pays des Soviets : resto, musique, danse, théâtre, cinéma, les cultures russes envahissent Lyon ! - Shopping : les trésors du Made in Lyon. Les adresses des artisans qui ne font que du produit unique, du design à la quenelle en passant par les pipes ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/Exit-09-couv-Site.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-732" title="Exit-09-couv Site" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/Exit-09-couv-Site-300x237.jpg" alt="" width="300" height="237" /></a>Au sommaire du Exit n°9 :</p>
<p>- Lyon au pays des Soviets : resto, musique, danse, théâtre, cinéma, les cultures russes envahissent Lyon !</p>
<p>- Shopping : les trésors du Made in Lyon. Les adresses des artisans qui ne font que du produit unique, du design à la quenelle en passant par les pipes ou les canapés</p>
<p>- Cabaret, la comédie musicale de Broadway mise en scène par Sam Mendès. Critique et entretien avec Emmanuel Moire</p>
<p>- Portrait : Julien Clerc à travers ses paroliers</p>
<p>- Week-end à deux à Berlin pour moins de 200 €</p>
<p>- Humour : Rencontre avec Monsieur Fraize + le Mondial d&#8217;impro et Nicole Ferroni</p>
<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/Exit-09-couv2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-734" title="Exit-09-couv" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/Exit-09-couv2-227x300.jpg" alt="" width="227" height="300" /></a>- Sports : le bike polo arrive en ville</p>
<p>- Cinéma : John Waters au festival Ecrans mixtes, Meryl Streep dans La Dame de fer</p>
<p>- Entretiens : Nikolaï Lugansky, Christian Lhopital et Frédéric Lecomte, Alexandre Tharaud</p>
<p>- Et aussi : le ski sans frontières et toute l&#8217;actualité culturelle des deux mois à venir !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et vous pouvez aussi maintenant télécharger les numéros d&#8217;Exit sur www.lekiosque.fr :</p>
<p><a href="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/300x250_EXIT-Tablette.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-730" title="300x250_EXIT Tablette" src="http://www.exitmag.fr/wp-content/uploads/2012/02/300x250_EXIT-Tablette.jpg" alt="" width="300" height="250" /></a></p>
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